
Avez-vous déjà pris le temps de regarder l’étiquette des compléments que vous achetez ?
Entre ce qui y est écrit et la réalité des données scientifiques… Il y a parfois un monde !
Certaines allégations semblent tirées du chapeau, tandis que d’autres se basent sur des données historiques (”on a toujours fait comme ça”) ou sur des études très… Imparfaites.
Pour ce premier épisode, j’ai pris un produit vendu comme “vermifuge naturel” pour chevaux, j’ai “disséqué” sa composition et j’ai regardé les données scientifiques derrière les ingrédients…
Spoiler : c’est pas glorieux. Les huiles essentielles listées ont plus d’effets sur les douleurs digestives (plusieurs d’entre elles diminuent les contractions intestinales, cette sensation que les malades de gastro connaissent bien) que sur les parasites.
Regardons en détail ce qui se cache derrière cette étiquette…
La réglementation

Les aliments complémentaires pour animaux, dont fait partie ce « vermifuge naturel » sont régis par le règlement CE 767-2009. Il définit ce qui peut être incorporé dans les aliments, mais aussi ce qui doit être noté sur l’étiquette du produit. Une version plus digeste de ces recommandations a été éditée par la FACCO et la FEDIAF.
Le premier principe d’étiquetage indique qu’un produit ne doit pas induire en erreur sur « sa nature, son mode de fabrication ou de production, ses propriétés, sa composition, sa quantité, sa durabilité et les espèces animales ou catégories d’animaux auxquelles il est destiné », ou « en attribuant à l’aliment pour animaux des effets ou des caractéristiques qu’il ne possède pas » (les allégations).
Ces allégations doivent être « objectives, vérifiables » et le fabricant doit pouvoir fournir « une preuve scientifique de l’allégation ». Un acheteur qui doute de la véracité de ces allégations est en droit d’effectuer un signalement auprès de l’autorité compétente (en France, la DGCCRF). Cependant, il est interdit de faire une allégation de « prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie », qui est exclusivement réservée aux médicaments ou dispositifs médicaux vétérinaires.
Dans notre cas, sur le site de vente le « vermifuge naturel » devrait être indiqué comme « aliment complémentaire pour animaux », avec :
- la liste, par ordre de poids décroissant des matières premières (ici les huiles végétales), avec le pourcentage pondéral si cette matière première est mise en avant sur le reste de l’étiquetage,
- la liste des additifs (ici les huiles essentielles),
- la teneur en eau totale du produit,
- l’espèce animale ciblée (ici le cheval),
- le mode d’emploi.
Ces informations peuvent être formalisées dans une section spécifique du site de vente, ou intégrées à la description du produit si le produit contient moins de 3 matières premières.

Si on reprend le site vendeur de notre « vermifuge naturel », on voit tout de suite un écart à la réglementation, puisque le petit paragraphe sous le nom du produit indique une allégation de prévention de maladie (limiter le parasitisme). Il se pose en alternative au « vermifuge chimique », ce qui est également contraire à la réglementation.
En revanche, la composition est présentée comme « complexe d’huiles végétales et d’huiles essentielles ». Dans le cas du présent produit (moins de 3 matières premières et additifs aromatiques), c’est une composition acceptable. Elle est complétée par l’image de l’étiquette apposée sur le produit, qui donne les constituants analytiques (eau inclue) et les additifs détaillés.

On note que la composition y est proprement détaillée, et que les différents éléments inclus dans ce produit comportent des huiles essentielles (non chémotypées), un conservateur (l’acide sorbique, antifongique), mais… Pas d’argile (alors qu’elle est citée ailleurs comme élément efficace du produit).

Un chémotype est une sorte de carte d’identité d’une huile essentielle : elle indique l’origine des plantes distillées, leur composition chimique majoritaire, les molécules actives (pour un effet thérapeutique ou toxique) présentes… Utiliser une huile essentielle non chémotypée, c’est comme avaler un champignon à l’aveugle : certes, c’est un champignon, mais on ne sait pas du tout l’effet qu’il aura sur nous une fois digéré. Et parfois, cet effet… C’est la mort.
NB : Le mode d’emploi et l’espèce cible sont bien indiqués et conformes (l’extrait n’a pas été copié dans un souci de confidentialité du fabricant).
Efficacité et allégations

Pour soutenir son allégation de prévention d’une maladie (illégale, je le rappelle), le fabricant inclue la liste ci-dessus qui reprend d’autant plus d’allégations relatives à la santé animale. Revenons sur les usages autorisés, les utilisations historiques (pouvant soutenir ces allégations d’un point de vue réglementaire) et les données scientifiques qui se cachent derrière.
Huile de soja

L’huile de soja est une huile aux caractéristiques nutritionnelles intéressantes : elle contient de nombreux acides gras insaturés, dont :
- de l’acide oléique (Ω9) à hauteur de 17 – 30 %,
- de l’acide linoléique (Ω6) à hauteur de 48 – 58 %,
- et de l’acide linolénique (Ω3) à hauteur de 5 – 11 %.
Son ratio Ω6 / Ω3 est d’environ 8. Elle contient également des stérols et des tocophérols (vitamine E) en petite quantité.

Les acides gras (AG) sont une grande famille de lipides (les molécules grasses) composés d’une « tête » acide et d’une « queue » de carbones, plus ou moins longue selon l’AG. Ils sont divisés en AG saturés (une ligne « simple » de carbones) ou en AG insaturés (une ligne « complexe » de carbone, provoquée par les insaturations qui sont des double-liaisons entre deux carbones).
D’un point de vue nutritionnel, les AG insaturés (souvent appelés AG Ω suivi d’un chiffre) sont considérés comme meilleurs pour la santé que les AG saturés. Les Ω3 et les Ω6 sont impliqués dans la santé cardiovasculaire et sont bénéfiques s’ils font partie de l’alimentation à un ratio Ω6/Ω3 de 5/1 chez l’humain de 70 kg – les doses recommandées journalières pour avoir un effet protecteur sont de 10 g et 2 g/jour respectivement.
| Acide stéarique (AG saturé) ![]() | Acide oléique (AG mono-insaturé, ou MUFA en anglais, Ω9) ![]() |
| Acide linoléique (AG poly-insaturé ou PUFA en anglais, Ω6) ![]() | Acide linolénique (PUFA Ω3) ![]() |
L’acide linoléique (Ω6) est un précurseur de l’acide arachidonique, et l’acide linolénique (ALA, Ω3) est lui un précurseur de l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et de l’acide docosahexaénoïque (DHA).
Ces AG aux noms barbares sont eux-mêmes précurseurs des eicosanoïdes, des molécules essentielles au bon fonctionnement du corps et impliqués dans les processus inflammatoires. C’est pour cette raison que les AG insaturés sont régulièrement étudiés dans les maladies chroniques impliquant ces processus inflammatoires.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile de soja : « Source d’acides gras oméga qui participent à la beauté du poil »
Lors de cette revue, je n’ai pas pu trouver de données spécifiques à l’huile de soja sur la qualité du poil du cheval. Cependant, une étude récente a comparé différentes huiles riches en acides linoléique et linolénique, l’huile de cameline, l’huile de lin et l’huile de colza et leur impact sur la qualité du poil (entre autres paramètres) de
30 chevaux. Aucune différence significative n’a été constatée entre les groupes : toutes les huiles riches en Ω6 et Ω3 sont susceptibles d’améliorer la qualité du poil.
Il est toutefois important de noter que la dose efficace dans cette étude est de 370 mg/kg/jour (soit 185 g/jour pour un cheval de 500 kg, ce qui équivaut à un peu plus de 200 mL soit un verre d’huile tous les jours) pendant 16 semaines. Le « vermifuge naturel » propose une dose de 60 mL : même s’il était uniquement composé d’huile de soja, cela n’aurait pas d’impact sur la qualité du poil du cheval ainsi traité.
Huile de coprah

L’huile de coprah est un sous-produit de l’exploitation de la noix de coco : elle est issue de la partie solide de l’albumen, la réserve de nourriture de la graine de coco. C’est une « huile concrète », c’est-à-dire qu’en dessous de 25 – 27 °C, elle forme une masse blanche, insipide et inodore. L’huile de coprah est principalement composée d’AG saturés à chaîne moyenne.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile de coprah : « protection du système digestif et propriétés anti-parasitaires »
Aucune donnée étudiant l’impact de l’huile de coprah sur le système digestif ou les parasites intestinaux n’a pu être localisée. La recherche de littérature a montré plus de résultats sur les AG insaturés, mais une étude sur les AG saturés est disponible.
Une étude in vitro sur Giardia duodenalis a exposé le parasite à des doses croissantes (de 0 à 100 µg/mL) d’acides octanoïque, décanoïque, dodécanoïque et hexadécanoïque. Les acides octanoïque et hexadécanoïque sont utilisés par
G. duodenalis dans son métabolisme. Seul l’acide dodécanoïque a eu un effet délétère sur le parasite : ne pouvant pas le métaboliser, les parasites ont accumulés les AG dans une vacuole qui remplissait leur cellule, jusqu’à l’explosion.
Il est toutefois intéressant de noter que G. duodenalis ne concerne que l’homme, le chat et le chien : le cheval n’est pas concerné. C’est un parasite protozoaire unicellulaire : rien à voir, donc, avec les vers (helminthes) qu’on cherche à éliminer lors d’un vermifuge chez un cheval. Enfin, même pour les animaux parasités par G. duodenalis, les résultats de cette étude ne peuvent pas s’appliquer tels quels : rien ne dit que dans un intestin, les AG saturés avalés par l’animal arriveront jusqu’aux parasites… En l’absence d’un système de ciblage, la dose efficace pour soigner une giardiose provoquerait probablement une obésité ou une hypertriglycéridémie avant !
En bref, l’huile de coprah n’a aucun intérêt particulier pour l’objectif antiparasitaire du produit, ni pour la santé intestinale des chevaux. Son impact environnemental, et ses méthodes de fabrication (souvent à base de solvants issus de la pétrochimie, comme l’hexane) n’en font pas un choix idéal comme composant majoritaire d’un produit se voulant « naturel ».
Huile de colza

L’huile de colza est une autre huile contenant de nombreux acides gras insaturés, dont :
- de l’acide oléique (Ω9) à hauteur de 50 – 67 %,
- de l’acide linoléique (Ω6) à hauteur de 16 – 30 %,
- et de l’acide linolénique (Ω3) à hauteur de 6 – 14 %.
Son ratio Ω6 / Ω3 est d’environ 2. Elle contient également des tocophérols (vitamine E) à hauteur de 90 mg/100 g d’huile.
Son ratio Ω6 / Ω3 avantageux lui vaut d’être une huile très recommandée pour augmenter les apports en Ω3. En effet, un équilibre entre les deux types d’AG insaturés est essentiel au bon fonctionnement de l’organisme :
- les hormones fabriquées à partir des Ω6 jouent un rôle d’activation plaquettaire (la coagulation du sang), de vasoconstriction (les artères se resserrent), d’activation du système immunitaire et pro-inflammatoire,
- tandis que les hormones issues des Ω3 ont une action inverse, et notamment anti-inflammatoire.
Les processus inflammatoires sont essentiels pour la survie d’un organisme : ils permettent de lutter contre une infection, de protéger une zone blessée et de cicatriser efficacement. Cependant, une inflammation chronique et excessive (pathologique) favorise le développement de maladies liées, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou l’arthrose. Un équilibre est donc nécessaire.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile de colza : « fortification du système immunitaire et modère l’inflammation »
Si l’on sait aujourd’hui que la plupart des humains sont carencés en Ω3 (rapport Ω6 / Ω3 de 10, au lieu de l’idéal de 5), il n’existe pas de donnée démontrant une carence similaire chez les animaux domestiques (chats, chiens et chevaux). Cependant, on constate lors d’études supplémentant les animaux en Ω3 que l’efficacité est significative, ce qui suggère que le ratio Ω6 / Ω3 dans l’alimentation est supérieur au ratio idéal chez les animaux étudiés.
Une revue de littérature n’a pas pu fixer d’objectif de ratio Ω6 / Ω3 chez le cheval : leur consommation de fourrage apporte des AG en quantités trop instables pour déterminer les apports journaliers au niveau de la population générale. Cependant, les fourrages étudiés ont tous un ratio Ω6 / Ω3 inférieur à 1 mais la quantité totale d’AG disponible est différente : les chevaux font potentiellement face à une carence générale en AG insaturés plutôt qu’à un ratio trop important.
Il est également important de noter qu’un excès d’Ω3 peut aboutir à des effets indésirables, avec notamment un effet anti-agrégant des plaquettes (bloque la coagulation du sang) et une carence en vitamine E. Il n’est donc pas recommandé d’augmenter à l’aveugle la quantité d’Ω3 ingéré par un cheval, sous peine d’obtenir l’effet inverse de celui souhaité.
Les études cherchant à observer l’impact d’une supplémentation en Ω3 chez le cheval proposent des doses en moyenne entre 15 et 60 g/jour, pendant généralement 3 mois. Ainsi, on comprend que supplémenter 60 mL (au maximum) d’huile de colza ponctuellement n’impactera que de manière très limitée le système immunitaire et les processus inflammatoires.
Argile bentonite

L’argile bentonite est une argile smectite, c’est-à-dire qu’elle gonfle avec l’eau (jusqu’à 8 fois son volume). Elle contient majoritairement de la montmorillonite, une argile verte qui tient son nom de Montmorillon, une ville de la Vienne juste à côté de chez moi.
Ce que le fabricant affirme pour l’argile bentonite : « capteur de mycotoxines efficace et équilibre digestif »
Comme toutes les argiles smectites, elle est susceptible d’avoir un effet protecteur de la muqueuse digestive, un effet anti-inflammatoire et anti-diarrhéique (on connaît bien le Smecta !). Son mécanisme d’action n’est pas clair : les smectites adsorbent les bactéries, leurs endotoxines, les virus et d’autre composés pouvant provoquer des diarrhées, mais elles pourraient aussi avoir une action directement sur le mucus.

Quelle est la différence entre absorption et adsorption ?
L’une fait rentrer un composé dans un volume, tandis que l’autre le garde à sa surface. Quand on aBsorbe de la confiture, elle rentre DANS notre organisme ; quand on aDsorbe de la confiture, elle reste SUR notre organisme : elle est collée à nos doigts par exemple !
L’argile bentonite fait partie des phyllosilicates : ses molécules sont organisées en cristaux, des structures 3D organisées en formes reproduites à l’infini et qui s’organisent en feuillets.

Chaque feuillet comporte une couche de pyramides (tétraèdres), puis une couche d’octaèdres, une nouvelle couche de tétraèdres et un espace libre, avant le feuillet suivant. Cette organisation lui permet d’adsorber (accrocher entre les feuillets) plein de composés différents comme les bactéries, les virus… Et les mycotoxines.
La bentonite a montré une efficacité de 62 % pour l’adsorption des mycotoxines, et jusqu’à 99 % selon les mycotoxines (73 à 99 %) pour une bentonite « améliorée » dans ce seul but (mélange de bentonite, d’acide humique et de béta-glucan-mannane selon un ratio 70/10/20).
Cependant, comme toute argile, la bentonite a une adsorption non-spécifique, ce qui veut dire qu’elle est susceptible de tout accrocher : les mycotoxines, les nutriments, les vitamines, les médicaments… et donc les composés actifs de ce « vermifuge naturel » !
NB : L’argile bentonite est indiquée dans cette liste qui justifie de l’efficacité du produit… Mais elle n’est mentionnée nulle part dans la composition ou les additifs. Je n’ai donc aucune idée si elle est réellement présente dans ce produit.
Huile essentielle de clou de girofle

L’huile essentielle de giroflier (Syzygium aromaticum ou Eugenia caryophyllus) est un additif autorisé dans l’alimentation animale à un taux maximal pour les chevaux de 200 mg/kg d’aliment (ce qui représente seulement 187 µL, soit environ 5 gouttes). Comme elle contient du méthyl eugénol et de l’estragol en en petite quantité, deux molécules toxiques, cela doit être pris en compte dans le choix des autres huiles essentielles pour que l’aliment ne dépasse pas les seuils autorisés de ces deux molécules.
Le giroflier est cultivé en Indonésie, à Madagascar et dans d’autres pays tropicaux : l’impact environnemental de son huile essentielle n’est donc pas neutre. Sa fabrication implique les clous et les feuilles, qui sont des ressources renouvelables pour l’arbre, et sa concentration très importante en huile essentielle, permettent de limiter l’impact de l’exploitation industrielle sur la survie de l’espèce.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile essentielle de clou de girofle : « favorise la digestion, désinfectant intestinal, action vermifuge sur les vers plats type ténia, propriétés anti-fongiques, anti-bactériennes et anti-parasitaires »
Le clou de girofle correspond au bouton floral du giroflier : il contient une quantité exceptionnelle d’huile essentielle (jusqu’à 200 mL/kg). C’est une épice très courante dans nos cuisines, mais il est moins utilisé en pharmacie. Il a été étudié pour ses activités antiseptique, antifongique, larvicide, répulsive et molluscicide, mais aucune étude clinique n’a été réalisée.

Différentes études peuvent être réalisées pour vérifier si un produit est efficace ou toxique :
- les études in silico utilisent des ordinateurs pour vérifier si, en théorie, la molécule étudiée va être compatible avec sa molécule-cible théorique ;
- les études in chemico vont mettre la molécule étudiée dans une éprouvette où les molécules-cibles sont déjà présentes, et on va regarder si elles interagissent ;
- les études in vitro vont mettre la molécule étudiée dans une éprouvette où des cellules ou des tissus (des bouts d’organe par exemple) sont déjà présents, et on va regarder si elles interagissent et si on peut voir un effet concret ;
- les études in vivo vont mettre la molécule étudiée dans un organisme vivant (généralement un petit animal comme le rat ou la souris), et on va regarder si il y a un effet concret ;
- les études cliniques vont mettre la molécule étudiée dans un organisme humain (vivant), et on va regarder si il y a un effet concret.
Le clou de girofle est traditionnellement utilisé pour soulager des troubles digestifs comme la digestion lente, les rots et les pets, pour le traitement des petites plaies, comme anti-douleur et notamment comme anesthésiant de la gencive pour les douleurs dentaires, et en bain de bouche. Cependant, la tradition n’est pas toujours synonyme de réalité scientifique, alors vérifions les effets testés de l’huile essentielle.
L’huile essentielle de giroflier (ou clou de girofle, selon la dénomination choisie) contient plus de 75 % d’eugénol, qui a plusieurs propriétés thérapeutiques. L’eugénol est :
- un puissant inhibiteur de l’agrégation plaquettaire (utile si vous portez un implant cardiaque, moins si vous venez de vous blesser puisqu’il stoppe la coagulation du sang) ;
- un anesthésique local (il arrête le passage de l’information douloureuse dans les nerfs) ;
- un anti-inflammatoire (testé chez le rat, sur des œdèmes de la patte et de l’oreille) ;
- un bactéricide et fongicide à spectre large (efficace contre de nombreuses espèces de bactéries et champignons) et à faible dose (pas besoin d’en avaler des tonnes pour obtenir son effet antiseptique) ;
- un inhibiteur de la réplication du virus de l’herpès… Mais in vitro seulement ! Inutile donc d’en tartiner vos lèvres quand ça picote, son effet anesthésiant sera le seul bénéfice que vous pourrez en tirer.
Cependant, l’huile essentielle de giroflier est aussi un toxique potentiel. Avalée et à forte dose (5 à 10 mL seulement chez l’enfant), elle peut provoquer :
- des troubles cognitifs (qu’on appelle dépression du système nerveux central et implique des signes d’ivresse sans prise d’alcool, des troubles de la vigilance, l’installation d’un coma calme, des difficultés à respirer…),
- la mort des cellules du foie (nécrose hépato-cellulaire),
- des convulsions,
- des troubles majeurs de la coagulation (avec un risque d’hémorragie).
L’eugénol peut également provoquer des brûlures de la peau et des muqueuses. Cependant, il est jugé non cancérigène, et les études réglementaires n’ont pas montré d’effet génotoxique. Bref, si on utilise une quantité raisonnable quotidiennement l’huile essentielle de giroflier peut se montrer utile dans une armoire à pharmacie… Mais pas du tout dans un contexte de parasitisme !
Alors d’où vient cette croyance ? L’écorce de Syzygium cumin (un membre de la même famille végétale) a montré un effet sur la mobilité d’Haemonchus contortus (un parasite du mouton qui ne contamine pas le cheval), effet 6 fois moins efficace que l’albendazole, la molécule vermifuge de référence utilisée dans cette étude. En parallèle, une étude in vitro a montré que l’eugénol pouvait tuer des larves d’H. contortus et d’autres parasites des ruminants : mais aucune efficacité chez l’animal vivant n’a été démontrée à l’heure actuelle, et encore moins chez le cheval…
Huile essentielle d’eucalyptus

Il existe plusieurs sortes d’huiles essentielles d’eucalyptus : globuleux, radié, citronné… La seule huile essentielle d’eucalyptus autorisée comme additif dans l’alimentation animale est celle d’Eucalyptus globulus, donc je considère ci-après cette huile essentielle uniquement, malgré l’absence de précision sur l’étiquette. Le taux maximum autorisé pour les chevaux est de 48 mg/kg d’aliment (ce qui correspond à 55 µL, soit une goutte environ).
Présent dans l’Europe méditerranéenne suite à son importation d’Australie, l’eucalyptus est une plante bien connue de nos régions. L’huile essentielle est extraite de la feuille mature, qui en contient jusqu’à 35 mL/kg. Le composant majoritaire est l’eucalyptol (ou 1,8-cinéole), et c’est la molécule active qui a été testée pour ses effets thérapeutiques.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile essentielle d’eucalyptus : « propriétés vermifuges à large spectre, aide à la digestion »
L’huile essentielle d’eucalyptus a une activité antibactérienne au spectre large, antifongique, contre le virus de l’herpès, et contre les poux de tête humains. Cependant, tout ceci n’a pas été étudié in vivo (sur l’animal vivant) car les doses efficaces in vitro (en éprouvettes) sont trop importantes pour être utilisables en conditions réelles…
L’eucalyptus est traditionnellement connu pour soulager les symptômes des rhumes, bronchites et autres maladies respiratoires de l’hiver. A des doses entre 50 et 200 µL/jour d’huile essentielle, des études ont montré qu’elle aide à tousser en cas de toux grasse (expectorante). Cependant, le cinéole a montré une activité antitussive chez le Cobaye, donc l’inverse de l’effet souhaité en cas de toux grasse… L’eucalyptus est réputé décongestionnant (permet de mieux respirer en cas de nez bouché), mais les études sont formelles : aucun changement physiologique ne se passe, l’effet est dû uniquement à la sensation de frais apporté par l’huile essentielle.
Chez l’humain, cependant, des doses de 600 mg/jour de cinéole ont permis aux asthmatiques de diminuer l’utilisation de médicaments corticoïdes, et aux malades de la bronchite d’atténuer leurs symptômes. Ces études sont à prendre avec précautions puisqu’elles ont été subventionnées par un fabricant de compléments à base d’huiles essentielles.
Enfin, des extraits d’eucalyptus à forte dose ont montré un effet anti-diabétique chez le rat et la souris. Mais tout ça ne nous parle pas des parasites intestinaux, n’est-ce pas ? Tout simplement parce que je n’ai pas pu localiser une seule étude sur l’effet vermifuge d’Eucalyptus globulus. Par contre :
- Eucalyptus staigeriana a montré une activité modérée chez le mouton et la chèvre sur certains parasites (entre 60 et 80 % selon l’espèce hôte et le parasite, soit une activité inférieure au médicament quand il y avait une comparaison possible) ;
- Eucalyptus citriodora a montré une activité modérée chez le mouton sur certains parasites (environ 70 %, sans comparaison avec un médicament) ;
- Eucalyptus gomphocephala a montré des résultats sur les cyathostomes, mais in vitro uniquement.
Bref, on est très loin d’une activité vermifuge à large spectre. En parallèle, la toxicité de l’huile essentielle d’Eucalyptus globulus n’est pas non plus négligeable : en avaler 10 mL peut se révéler mortel pour un humain adulte. Selon la dose avalée (ou appliquée sur la peau), on peut voir des vomissements, des troubles de la conscience, des difficultés respiratoires… Cependant, une dose raisonnable sur le long terme ne montre que peu de toxicité : 32 mg/kg/jour pendant 1 an et demi chez la souris n’a pas montré d’effet toxique.
Le cinéole est, lui, toxique pour le cerveau à forte dose, car il empêche les tissus de consommer l’oxygène. Il a également un impact sur les enzymes de transformation des médicaments, ce qui peut provoquer des effets indésirables supplémentaires ou rendre les médicaments inefficaces. A manipuler avec précaution !
Huile essentielle de cannelle

Comme pour l’eucalyptus, il existe plusieurs espèces de cannelles dont on tire des huiles essentielles : Cinnamomum aromaticum (aussi appelé C. cassia ou cannelier de Chine), C. verum (appelé cannelier de Ceylan), et C. camphora (appelé camphrier).
Réglementairement, les huiles essentielles de Cinnamomum au sens large sont interdites d’usage comme additif alimentaire chez les chevaux. Seules l’huile et la teinture d’écorce de C. verum, ainsi que l’huile de C. aromaticum furent autorisées : les autorisations des huiles ont été retirées et les fabricants ont jusqu’au 15/05/2026 pour changer leurs formulations. Seule la teinture d’écorce de C. verum restera autorisée.
Difficile donc de savoir ce qui est réellement inclus dans ce « vermifuge naturel ». Pour le bien de cette revue, faisons quand même un tour rapide des données scientifiques disponibles pour la cannelle.
La cannelle que l’on connait comme épice de cuisine est l’écorce intérieure de C. verum pour la cannelle de Ceylan, et de C. aromaticum pour la cannelle de Chine. Ces canneliers poussent principalement en Indonésie et en Chine, ce qui implique que son impact environnemental n’est pas nul. Cependant, récolter de la cannelle ne revient pas nécessairement à tuer l’arbre, même s’il peut l’affaiblir : cela permet de maintenir une production conséquente sans risquer l’extinction de l’espèce.
Ce que le fabricant affirme pour l’huile essentielle de cannelle : « action bénéfique sur les infections intestinales et digestives, anti-diarrhéique, propriétés vermifuges puissantes »
L’huile essentielle de ces deux cannelles contient principalement du E-cinnamaldéhyde, mais aussi de la coumarine, une molécule qui peut être très toxique pour le foie.
Traditionnellement, l’écorce de cannelle est utilisée pour soulager les troubles digestifs comme des pets et rots, une digestion lente ; comme stimulant en cas de fatigue sans cause apparente ; pour aider à la prise de poids. Dans la médecine traditionnelle chinoise, la cannelle est utilisée pour soulager les douleurs abdominales et d’estomac. L’huile essentielle est surtout utilisée pour les ballonnements et les pets incommodants.
Mais que disent les données scientifiques ? L’activité antibactérienne et antifongique de l’huile a été démontrée in vitro : l’huile essentielle de cannelle a même montré une activité comparable à celle du médicament sur les dermatophytes, des champignons de la peau ! Sur un intestin isolé (donc toujours in vitro), la cannelle arrête les contractions, ce qui pourrait expliquer son usage sur les douleurs abdominales. Cet effet semble confirmé chez les rongeurs à haute dose.
In vivo, la cannelle a montré un effet sédatif chez la souris, et stimulant chez le chien, en cas d’injection de doses importantes. Pas très concluant pour notre utilisation du quotidien, donc… Ses effets les plus intéressants concernent le métabolisme du glucose et des graisses (une quinzaine d’études) : elle diminue l’hémoglobine glyquée (marqueur du diabète) et le cholestérol chez le rat. Cependant, chez l’humain cet effet n’a pas été retrouvé.
Tout ceci montrerait qu’ajouter de l’huile essentielle de cannelle (laquelle ?) dans un « vermifuge naturel » n’a, a priori, que très peu d’intérêt. D’où vient donc cette croyance de la part du fabricant ? Quelques études sur les potentiels effets vermifuges de la cannelle sont disponibles :
- un extrait alcoolique de l’écorce interne de Cinnamomum verum a été testé sur des oxyures de souris. Seule une dose de 200 mg/mL de cet extrait a montré une efficacité similaire à celle du médicament pour immobiliser les oxyures adultes ;
- une étude a exposé des vers de terre à des molécules contenues dans l’huile essentielle de cannelle. Certaines d’entre elles ont montré une efficacité similaire à un médicament, quand une comparaison était disponible ;
- le cinnamaldéhyde contenu dans Cinnamomum aromaticum a montré une efficacité contre des parasites des poissons ;
- le cinnamaldéhyde a également montré une efficacité in vitro chez des Ascaris de cochon, mais il est inactivé tellement rapidement chez l’animal qu’aucune efficacité in vivo n’est observée.
Si ces études donnent des pistes intéressantes d’exploration, leur faible nombre (et pour certaines, leur qualité toute aussi faible) ne permet pas d’en tirer des conclusions générales, encore moins de transposer ces résultats balbutiants chez nos animaux domestiques. Car les risques ne sont pas non plus absents quand on joue à la « potion magique » !
Les principales molécules de la cannelle et son huile essentielle sont globalement peu toxiques : une irritation ou une allergie peuvent se déclencher si l’huile essentielle est appliquée sur la peau ou les muqueuses. Si elle est avalée, sa toxicité dépend de son taux de coumarine. Cette molécule a une toxicité très forte sur le foie et peut provoquer des cancers chez l’animal exposé à long terme. Si cette toxicité est moins importante chez l’humain (qui possède l’enzyme pour l’éliminer plus rapidement), elle ne reste pas négligeable et doit être surveillée chez les espèces animales domestiques.
Huile essentielle de lavandin

Le lavandin (Lavandula intermedia) est un hybride de deux espèces de lavandes : Lavandula angustifolia (lavande vraie) et Lavandula latifolia (lavande aspic). L’huile essentielle de lavandin n’est plus autorisée comme additif de l’alimentation animale : elle doit être retirée des produits sur le marché d’ici le 08/01/2028.
La lavande pousse en région méditerranéenne : en France, on connait ces champs de lavande qui s’étirent à perte de vue et qui permettent de fabriquer industriellement les quantités consommées par le monde entier. La fleur de lavande contient jusqu’à 30 mL/kg d’huile essentielle, et la composition de celle-ci varie en fonction du mode de culture (notamment si les plants sont issus de clones ou d’une population « naturelle ») et des facteurs environnementaux. Par exemple, le linalol (la molécule qui a un effet thérapeutique) est présente à une dose entre 20 et 50 % selon l’espèce et la récolte de lavande utilisée pour fabriquer l’huile essentielle.
Le lavandin représente une surface de culture supérieure à la lavande : plus de 16 000 hectares cultivés pour la France seulement, contre moins de 4 000 ha pour la lavande en 2013. Cette monoculture très artificialisée a un impact significatif sur la biodiversité locale pour répondre aux besoins mondiaux en plantes à parfum, utilisées dans les lessives, les adoucissants, la savonnerie, les parfums… ou comme plante médicinale.
Ce que dit le fabricant sur l’huile essentielle de lavandin : « action vermifuge »
Peu d’informations sont disponibles sur le lavandin, un hybride relativement récent. Comme la composition chimique de l’huile essentielle de lavandin est similaire à celle des lavandes dont elle est issue, leurs données peuvent nous éclairer sur son utilité en tant que vermifuge.
Traditionnellement, la lavande est utilisée pour le stress et les troubles légers du sommeil, pour le traitement des petites plaies, en cas de brûlures superficielles, en cas de nez bouché et en bain de bouche. Cependant, tous ces effets ne sont pas retrouvés dans les données scientifiques disponibles sur la lavande.
L’huile essentielle de lavande est moyennement antibactérienne et antifongique : son efficacité dépendrait de sa teneur en linalol, ce qui souligne l’importance du chémotypage d’une huile essentielle. Le linalol permet de soulager les contractions intestinales in vitro, ce qui expliquerait son effet sur les douleurs abdominales.
Chez la souris, l’huile essentielle a montré un effet calmant, tandis que le linalol a montré un effet anti-douleur et anti-inflammatoire. Cependant, ces effets n’ont été constatés qu’à des doses très fortes, incompatibles avec un usage quotidien. Son effet le plus intéressant dans notre pratique est son action insectifuge et acaricide : elle fait fuir les insectes et tue les tiques de bovins. Mais là encore, ces effets ont été testés en laboratoire, dans des conditions contrôlées… Difficilement transposables à la réalité d’un champ.
Les études chez l’humain sont peu nombreuses : soit elles ont testé un mélange de produits (ce qui empêche de poser une conclusion sur les ingrédients), soit leur méthodologie manque de rigueur (ce qui empêche d’avoir une quelconque conclusion, tout simplement). A défaut de montrer une efficacité, ces essais n’ont pas permis de mettre en lumière de risque particulier à l’utilisation de la lavande dans un cadre de pratique bien-être.
Cette fois encore, pas d’effet vermifuge indiqué dans la revue de littérature… Et pour cause. Une seule étude rapport avoir testé l’effet du lavandin sur deux nématodes parasites des plantes. Si un de ces vers a été tué par le lavandin à haute dose, les résultats (moins glorieux) du second ne permettent pas d’en généraliser l’effet.
Par ailleurs, la lavande a été testée in vitro sur des mouches parasites des chameaux, sur la grande douve du foie (prélevée chez des bœufs), sur un strongle des moutons et sur Haemonchus contortus (parasite des moutons) : si un effet significatif sur ces parasites a été constaté dans les éprouvettes, il ne permet pas encore une transposition des conclusions en situation réelle… Encore moins aux chevaux.
L’huile essentielle montre une toxicité faible si elle est avalée, mais elle peut tuer certaines cellules de nos tissus après son absorption (rapide) par la peau. De plus, une personne allergique peut avoir une réaction après son application, comme l’apparition de plaques de démangeaisons.
Huile essentielle d’armoise

L’huile essentielle d’Artemisia vulgaris (l’armoise commune) n’est plus autorisée comme additif pour les aliments pour animaux, et les fabricants doivent retirer du marché les produits en contenant d’ici au 08/01/2028. L’autre armoise connue, Artemisia annua (qui contient l’artémisinine, un médicament antipaludique), ainsi que l’armoise blanche et l’armoise arborescente, sont interdites dans l’alimentation animale. Je considère donc pour la suite de l’analyse que c’est l’armoise commune qui a été ajoutée dans ce « vermifuge naturel ».
C’est une espèce très commune en Europe, qui pousse volontiers sur les bords de route. Sa teneur en huile essentielle est faible, 1 à 2 mL/kg, et sa composition peut être très variable en fonction des lots. Elle peut contenir de l’artémisinine, mais à des doses faibles et peu pertinentes pour un usage antipaludique.
Ce que dit le fabricant sur l’huile essentielle d’armoise : « vermifuge efficace sur les vers ronds type ascaris et oxyures »
Traditionnellement, l’armoise était utilisée pour stimuler l’appétit et soulager les règles douloureuses, ainsi que de nombreux autres usages dépendant des populations locales. Cependant, cet usage a été invalidé par la commission allemande à cause d’une mauvaise balance bénéfices/risques. En effet, la consommation d’armoise commune porte un risque d’avortement et d’allergies, en plus d’impacter la fertilité.
Quelques essais sur l’armoise commune ont été effectués in vitro, sur des muscles lisses isolés ou in chemico, sur des molécules impliquées dans le diabète et l’inflammation. Une étude chez le rat a montré un effet anti-inflammatoire à très haute dose. Quelques autres études chez l’animal existent, mais à la méthodologie de moindre qualité.
Une seule étude a cherché l’impact de l’armoise commune sur la grande douve du foie (prélevées sur des bœufs). Les résultats in vitro ont montré une efficacité relative à hautes doses : aucun médicament n’a été utilisé pour contrôler l’efficacité… Aucune conclusion ne peut donc être tirée de cette étude.
D’autres plantes du genre Artemisia ont été testées sur les parasites intestinaux, mais leur grande variabilité chimique ne permet pas de faire d’équivalence entre les résultats de chaque espèce.
l’acide sorbique

C’est un conservateur autorisé comme additif pour l’alimentation animale (à l’exception des ruminants avec un rumen non fonctionnel). Il est utilisé comme conservateur autant chez les animaux que les humains, pour ses propriétés antifongiques.
Il est généralement reconnu comme sûr (statut GRAS) en tant qu’additif alimentaire aux concentrations usuelles. Sa dose sans effet observé (NOEL) pendant 2 ans est de 2,5 g/kg/jour chez le rat.
La dose contenue dans ce « vermifuge chimique » de 180 mg n’est pas susceptible de générer d’effet toxique.
Pour conclure cette première dissection d’étiquette, on voit que ce produit porte des allégations très généreuses, pour un produit à l’efficacité douteuse.
- Il prétend être riche en huiles essentielles, mais certaines d’entre elles ne sont même pas autorisées chez les chevaux…
- Il prétend être efficace sur les parasites, sans impacter les bactéries de la flore digestive, mais ses composés ont beaucoup plus d’action antibactérienne qu’antiparasitaire !
- Il prétend être plus sûr qu’un vermifuge chimique, et tout aussi efficace, alors que ses composés n’ont pas montré leur efficacité et sont susceptibles d’être toxiques pour les chevaux.
Bref, je ne suis pas certaine que cet investissement soit très pertinent, pour la santé de nos animaux tout comme pour notre porte-monnaie.
J’espère que ce petit exercice vous aura permis de comprendre pourquoi il est essentiel de lire l’étiquette d’un produit en détail avant de l’acheter ! Ce n’est pas parce qu’un fabricant dit que ça marche qu’on est obligé de lui faire confiance aveuglément avant de lui donner notre argent…
Selon vous, quelle étiquette devrais-je analyser ensuite ?







