Avez-vous déjà pris le temps de regarder l’étiquette des produits de soin que vous achetez ?
Les allégations des shampooings, crèmes, et autres produits appliqués à nos animaux sont parfois nombreuses… Et très généreuses. Sauf qu’aucune réglementation spécifique ne les cible : (presque) tout est donc permis !
Pour ce deuxième épisode, j’ai pris un produit vendu comme « shampooing anti-puces et tiques » pour chiens et chats, j’ai à nouveau « disséqué » sa composition (en tout cas, les composés mentionnés dans la documentation disponible) et j’ai regardé les données scientifiques derrière les ingrédients…
Spoiler : c’est pas glorieux, encore une fois. Il ne faut pas s’attendre à un effet sur les puces et tiques, alors que certains composés présents ont une toxicité non-négligeable.
La réglementation
Eh bien, pas grand-chose !
Les produits de soin pour animaux ne subissent aucune obligation réglementaire spécifique. Ils n’ont donc pas besoin de déposer un dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comme un médicament, ni même d’utiliser uniquement les ingrédients ou les allégations autorisés comme les aliments complémentaires.
Comme pour tout produit commercialisé sur le territoire européen, les produits de soin pour animaux doivent répondre au règlement sur la sécurité générale des produits, au règlement REACH, ainsi qu’au règlement CLP.
Qu’est-ce que cela signifie pour les produits de soin pour animaux ?
Le fabricant doit utiliser des composés déjà connus de l’agence chimique européenne (ECHA), ou bien déposer un dossier complet sur la sécurité des composés inconnus.
Le fabricant doit évaluer les risques associés à son produit, les recenser dans une Fiche de Données de Sécurité (FDS ou SDS en anglais), et les inscrire sur l’étiquetage le cas échéant. Si le danger est important, une notice d’utilisation doit spécifier les règles de bonne utilisation pour limiter les risques.
Le fabricant doit pouvoir attester de l’absence de danger lié à l’utilisation normale du produit.
Moment définition !
Une fiche de sécurité est un document qui recense les dangers d’un produit chimique ou d’un mélange commercialisé en Europe. Sa rédaction est encadrée par le règlement REACH.
Elle est obligatoire pour toutes les substances et les mélanges qui peuvent poser un risque pour la santé humaine ou environnementale, ainsi que pour certains produits particuliers comme les aérosols.
Elle n’est pas obligatoire pour les produits couverts par une réglementation plus restrictive, comme les médicaments, l’alimentation animale (complète ou complémentaire) et d’autres secteurs liés à la santé humaine.
Elle doit être obligatoirement fournie par le fabricant pour les produits dangereux ou classés dans certaines catégories toxicologiques. Elle peut être fournie sur demande pour les autres produits commercialisés et pour les produits destinés au grand public.
Une FDS est découpée en plusieurs sections :
- la description du produit,
- les dangers identifiés et les informations obligatoires à mettre sur l’étiquetage,
- les composés dangereux (les composés non dangereux ne sont pas obligatoirement mentionnés),
- et diverses informations sur le produit (section 4 à 16).
Et en pratique, pour notre shampooing ?
Dans le magasin où je l’ai vu, aucun affichage spécifique (en dehors du prix) n’était présent. L’étiquette ne mentionne rien de particulier. Vous pensez donc que le produit est sans risque et qu’on peut l’acheter sereinement ?
Sauf que les fabricants ne respectent pas toujours la réglementation… Sur certains sites internet où il est vendu, un lien vers sa FDS était disponible.
NB : Le site du fabricant ne proposait même pas ce document, c’est sur le site d’un revendeur que j’ai pu le trouver…
Cette FDS indiquait plusieurs risques, dont deux principaux :
- « Provoque une sévère irritation des yeux. »
Cette phrase implique que le shampoing contient au moins un composé à une dose suffisante pour irriter les yeux sévèrement en cas de contact.
Pour un shampoing susceptible de couler un peu dans les yeux, et alors qu’on sait aujourd’hui faire des produits moins irritants, c’est dommage… - « Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. »
Cette phrase implique que le shampoing est toxique pour les organismes aquatiques (ce qui inclue des bactéries, des algues, des animaux, des plantes… qui vivent dans l’eau). Pour un shampoing destiné à partir dans les eaux usées, c’est dommage…
Le risque d’irritation des yeux est tellement important que l’étiquette du shampoing est censée afficher le pictogramme de danger qui correspond. Sauf qu’il est totalement absent de l’emballage !

Le pictogramme « j’altère la santé » (un point d’exclamation dans un carré rouge) et la mention « Provoque une sévère irritation des yeux » sont absents de l’étiquette.
Si, comme moi, vous avez ce shampoing à la maison, pas de panique pour autant ! La présence de ce pictogramme ne veut pas nécessairement dire que le produit est toxique et bon pour la poubelle… Mais qu’il doit être utilisé en prenant certaines précautions, mentionnées dans la FDS (ce document nous dit tout !) :
- Tenir hors de portée des enfants.
- En cas de contact avec les yeux : Rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.
Si l’irritation oculaire persiste : consulter un médecin.
En cas de consultation d’un médecin, garder à disposition le récipient ou l’étiquette.
Par ailleurs, concernant le risque pour la santé environnementale, les précautions suivantes sont mentionnées :
- Éviter le rejet dans l’environnement.
- Éliminer le contenu / récipient conformément à la réglementation locale / régionale / nationale / internationale.
NB : Vous remarquerez que toutes ces phrases sont très orientées : les risques humains et environnementaux sont pris en compte… Mais pas les risques pour animaux. Trois raisons à cela :
- Les animaux sont un peu « oubliés » dans les règlementations générales, il n’y a pas d’obligation de vérifier la sécurité d’un produit pour les animaux domestiques par exemple, même s’ils sont susceptibles d’être au contact (hors réglementation spécifique, selon le produit).
- On considère un peu que si ce n’est pas dangereux pour un humain, ça ne le sera pas pour un animal.
- Comme les études réglementaires sont faites sur des petits animaux ou des cellules issues de ces animaux, on imagine que ça couvre tous les animaux.
Mais ces deux derniers points sont souvent faux ! Chaque animal a ses spécificités, et cela devrait être pris en compte au même titre que les risques environnementaux. C’est un des chevaux de bataille d’Equi’Sciences : inciter les fabricants à mieux évaluer la sécurité des produits au contact des animaux domestiqués.
Les composés considérés comme antiparasitaires
Commençons déjà par dire que la liste des composés sur l’étiquette est… Courte. Et celle indiquée dans la FDS ne nous aide pas forcément beaucoup plus. Au vu de la marque et de l’utilisation des différents ingrédients, j’en ai ciblé deux qui me paraissaient les plus pertinents pour une activité antiparasitaire.
Seulement ces ingrédients sont très flous.
On ne nous dit pas quelle espèce végétale précise (orange douce ou orange amère, pamplemousse ou pomelo ?), quelle partie de la plante (peau, fleur, zeste…), quel type d’extrait (alcoolique, huile essentielle…)
Si vous avez lu le premier épisode de cette série, vous savez pourquoi il est essentiel d’indiquer le chémotype d’un ingrédient naturel quand on veut lui attribuer des propriétés thérapeutiques. Mais parce qu’il faut bien analyser cette étiquette, je vais considérer qu’on parle d’un extrait d’orange douce (Citrus sinensis) et d’un extrait de pomelo (Citrus paradisi, mentionné dans la FDS).
Quelques informations sur les agrumes…
Le genre Citrus regroupe des arbres cultivés pour leurs fruits comestibles, qu’on appelle les agrumes : oranges, citrons, mandarines, pomelos, pamplemousses, cédrat, limes, combavas…
Tous les agrumes sont considérés comme phototoxiques par contact : si on applique de l’huile essentielle d’orange douce ou de pomelo sur sa peau, puis qu’on s’expose au soleil, on risque le coup de soleil, voire la brûlure !
Mis dans un produit comme un shampoing, ce risque de brûlure au soleil dépendra des propriétés physico-chimiques du mélange : plus il passera la barrière de la peau, plus il sera dangereux. Notre shampoing n’est pas très concerné : il n’est pas susceptible de passer la barrière de la peau.
Tous les Citrus contiennent aussi des molécules appelées flavonoïdes et qui sont utilisées pour soulager les jambes lourdes ou les hémorroïdes (à haute dose). Cependant, leur efficacité très modeste les fait progressivement disparaître de nos pharmacies.
Extrait d’orange
Les extraits de feuille et de fleur d’orange douce sont traditionnellement utilisés pour aider au sommeil des enfants. Ce sont les « recettes de grand-mère » pour dormir à base… d’eau de fleur d’oranger !
NB : L’eau de fleur d’oranger du commerce vient du bigaradier, ou orange amère (Citrus aurantium aurantium). Mais sa composition chimique est tellement similaire à celle de l’eau de fleur d’oranger provenant d’oranger doux (Citrus sinensis ou Citrus aurantium dulcis), qu’on considère que les propriétés de l’une sont valables pour l’autre.
Ce qui n’est pas vrai pour leurs huiles essentielles !
Le zeste d’orange douce est traditionnellement utilisé pour les bleus et les pétéchies : deux situations où les capillaires, ces tous petits vaisseaux sanguins qui relient artères et veines, « cassent » en libérant des petites quantités de sang sous la peau. Ce sont les flavonoïdes de l’orange douce qui auraient une action protectrice sur les capillaires.
L’huile essentielle d’orange douce est issue du zeste qu’on a écrasé. Elle contient majoritairement du limonène (à plus de 90%). Elle est utilisée en agriculture contre les parasites des végétaux (oïdiums, aleurodes, cicadelles…).
En dehors de ces parasites, l’orange douce a été testée sur plusieurs tiques :
- l’huile essentielle d’orange douce (C. sinensis balady) a montré un effet toxique sur des œufs de tique du chameau (Hyalomma dromedarii). Cependant, cet effet était significatif sur les œufs « jeunes » et à des concentrations élevées en huile essentielle.
- des extraits de plusieurs plantes mexicaines, dont l’orange douce, ont été évalués pour leur toxicité sur la tique créole (Rhipicephalus microplus). Le limonène serait responsable de son activité acaricide : seulement, l’étude n’a montré une efficacité qu’à haute dose, incompatible avec un usage clinique.
Par contre, un extrait d’orange douce a permis à un extrait de litchi (Lichi chinensis) d’être plus efficace contre la tique créole.
Cependant, aucune étude sur des extraits d’orange douce et les puces du chien et du chat n’ont pu être trouvées pour cette analyse. Ainsi, on voit qu’accorder une activité contre les puces et tiques du chien et du chat à cet extrait d’orange douce est probablement excessif.
Extrait de pamplemousse
Le fruit qu’on appelle couramment pamplemousse (Citrus paradisi, peau jaune et chair rouge) est en fait un hybride entre le pamplemoussier (Citrus maxima, peau verte et chair jaune-verte) et l’orange douce (Citrus sinensis, elle-même hybride entre le pamplemoussier et le mandarinier Citrus reticulata).
En français, pamplemousse désigne donc à la fois le fruit de Citrus maxima et le fruit de Citrus paradisi ! Mais le pamplemousse servi dans les cantines scolaires, et celui présent dans ce shampoing est bien le fruit de Citrus paradisi (confirmé par les informations de la FDS, qui indique qu’il est présent à moins de 1 %).
L’huile essentielle de pamplemousse est issue du zeste qu’on a écrasé. Elle contient majoritairement du limonène (à plus de 90%), et un peu de nootkatone (voir plus bas) à hauteur de 0,15 – 0,30 %… Vraiment très peu donc.
Une étude a comparé l’activité anti-puces du chat (Ctenocephalides felis felis) de 4 huiles essentielles, dont celle du pamplemousse. Cette dernière a montré l’efficacité la plus faible : 25 % de mortalité sur les œufs et les larves, 0 % de mortalité sur les pupes et les adultes, aux plus hautes doses testées. Quant à son effet répulsif, il est également très modéré : moins de 60 % dans l’heure suivant l’application, 30 % après 48 h.
Il est important de noter que ces données ont été obtenues à la dose maximale de 2 mg/cm², ce qui représente 6 mL d’huile essentielle pour un chat entier : ce n’est donc pas réaliste dans la vie réelle.
Des extraits de plusieurs plantes mexicaines, dont le pamplemousse, ont été évalués pour leur toxicité sur la tique créole (Rhipicephalus microplus). Le limonène serait responsable de son activité acaricide : seulement, l’étude n’a montré une efficacité qu’à haute dose, incompatible avec un usage clinique.
Molécules spécifiques contenues dans les huiles essentielles de pamplemousse et d’orange douce
Les huiles essentielles de pamplemousse et d’orange douce contiennent du limonène (à plus de 90 %), et le pamplemousse de la nootkatone, deux molécules étudiées pour leurs propriétés antiparasitaires.
Le limonène s’est montré toxique sur les puces adultesdu chat et du chien (Ctenocephalides feli) par contact direct ou par inhalation des vapeurs. La dose efficace était d’environ 200 µg/cm² (donc 10 fois moins que par l’huile essentielle en contact direct), cependant elle n’est pas aussi efficace sur les autres stades de vie (œufs, larves, pupes).
Cette étude a été réalisée in vitro donc elle n’est toujours pas transposable immédiatement en clinique, même si elle est prometteuse. Seul défaut : elle date de 1986 et aucune étude in vivo n’a permis de montrer une efficacité utilisable dans notre pratique quotidienne…
La nootkatone a été testée sur 4 espèces de tiques différentes : Amblyomma americanum L., Dermacentor variabilis (Say), Ixodes scapularis Say, and Rhipicephalus sanguineus Latreille. La nootkatone était toxique à des niveaux significativement différents pour les nymphes des tiques, mais toujours à des concentrations assez faibles.
Cependant, il est important de noter que la nootkatone est présente à des niveaux très faibles dans l’huile essentielle de pamplemousse : son usage clinique impose donc soit d’isoler la nootkatone pour l’utiliser seule, soit d’utiliser de très grosses quantités d’huile essentielle…
Heureusement, la nootkatone peut également être produite (par synthèse ou par métabolisme de levures) à partir d’un précurseur disponible dans l’orange douce, ce qui permet de répondre aux besoins de l’industrie. En effet, des produits à base de nootkatone sont commercialisés contre les parasites externes : une bonne alternative à l’huile essentielle si vous cherchez un produit naturel et efficace !
Les autres composés mentionnés
Dans la FDS de ce shampoing, des composés dangereux sont listés, ce qui permet de préciser la composition vague inscrite sur l’étiquette. Regardons si ces composés ont un impact sur l’efficacité de ce produit.
Lauryl éther sulfate de sodium
Le lauryl éther sulfate de sodium est une molécule amphiphile avec une tête contenant un atome de soufre et plusieurs atomes d’oxygène, et une queue composée d’atomes de carbone.
C’est en fait un ensemble de molécules qui ont la même structure, mais dont la longueur de la queue change. Cette « famille » peut être produite industriellement (et de manière très peu coûteuse), ou extraite d’huile de coco ou de palmiste.
Elle est utilisée notamment dans les gels douche et shampooings pour ses propriétés détergentes, mais aussi comme tensioactif moussant.
Cette famille de composés est biodégradable et n’est pas susceptible de provoquer une toxicité environnementale, par contre elle provoque des irritations cutanées et oculaires chez l’animal, comme de nombreux autres détergents.
Le lauryl éther sulfate de sodium n’a donc aucun impact sur le parasitisme du chien ou du chat. Dans ce shampooing, il est présent à moins de 10 %, ce qui limite son risque d’irritation de l’animal : il est considéré comme irritant simple, et non comme corrosif pour les yeux.
Chlorure d’ammonium
Le chlorure d’ammonium est un sel composé d’un atome d’azote et d’un atome de chlore. Il est utilisé comme épaississant dans les shampooings, pour stabiliser sa texture.
Le chlorure d’ammonium est classifié comme toxique à haute dose en cas d’ingestion, et comme irritant pour les yeux. De ces deux risques, seule l’irritation oculaire est pertinente dans le cas de notre shampooing : nous n’avons pas prévu de nourrir notre animal avec !
Une fois évacué dans l’eau de la douche, le chlorure d’ammonium est transformé en nitrite puis nitrate lors du traitement de l’eau, pour que l’azote ne soit plus toxique et qu’il devienne disponible pour les êtres vivants.
Le chlorure d’ammonium n’a pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’aura aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans ce shampooing, il est présent à moins de 2,5 %, ce qui limite son risque d’irritation de l’animal.
Alkylamide propryl bétaine
C’est une famille de composés sur laquelle il y a peu de données : issue de la pétrochimie, elle peut utiliser des huiles végétales comme l’huile de coco pour se donner « bonne figure ». Pourtant, pour une tonne d’alkylamide propyl bétaïne fabriquée, 2,46 tonnes de CO2 sont consommées…
Elle est utilisée comme tensioactif, comme le lauryl éther sulfate, avec une tête qui aime l’eau, et une longue queue qui fuit l’eau. Mais contrairement à lui, elle est peu moussante et peu lavante.
Elle est considérée toxique à long terme pour les animaux aquatiques, et corrosive pour les yeux (si elle est présente à plus de 10 %) ou simplement irritante (si elle est présente à plus de 4 %). Chez l’humain, elle peut présenter un risque allergique de contact dans une petite partie de la population.
L’alkylamide propyl bétaïne n’a pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’aura aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans notre shampooing, où elle est présente à moins de 2,5 %, il n’est pas prévu qu’elle pose un risque pour les yeux de votre animal.
Produits de la réaction entre des dérivés de l’1H‐imidazole‐1‐éthanol, 4,5‐dihydro‐,2‐(C7‐C17 impairs, C17‐alkyl insaturés), de l’hydroxyde de sodium et de l’acide chloroacétique
C’est un ensemble de composés disparates aux propriétés tensioactives, et comme la famille des alkylamide propyl bétaïne, ils sont peu moussants et peu lavants.
Ils sont biodégradables et peu toxiques, mais ils peuvent irriter les yeux, comme ses congénères.
Très peu d’informations sont disponibles dessus. Ils font partie de la grande famille des amphoacétates, qui a fait l’objet d’une évaluation plus rigoureuse. Celle-ci a conclu que leur utilisation dans des cosmétiques, aux usages habituels, ne présentaient pas de risque pour la santé, en dehors du risque d’irritation oculaire pour certaines molécules.
Les amphoacétates n’ont pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’auront aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans notre shampooing, où ils sont présents à moins de 2,5 %, ce sont eux qui imposent l’étiquetage du risque d’irritation oculaire.
Conclusion
Entre les écarts à la (maigre) réglementation, et l’allégation d’efficacité alors que rien ne permet de la soutenir, pas grand-chose ne va dans ce produit… C’est un shampooing, et c’est bien tout ce qu’on peut en tirer ! A-t-on vraiment besoin de croire qu’il va faire fuir les parasites pour qu’il se vende… ?
Ce shampooing provient de ma propre salle de bain : c’est bien la preuve qu’on ne peut pas être constamment vigilant et tout surveiller ! On est dépendant de ce que le fabricant accepte d’afficher comme informations, et à moins d’avoir un temps infini pour faire les vérifications que je viens de faire, on est obligé de faire confiance…
C’est pour ça qu’avec Equi’Sciences, j’ai créé un label qui prouve la sécurité ou l’efficacité d’un produit pour animaux. Si on ne peut pas faire confiance aux fabricants, on peut leur imposer d’être évalués par un organisme indépendant compétent, comme Equi’Sciences !
Un seul label Efficacité a été délivré à l’heure actuelle… Et c’est ce petit logo qui vous permet de savoir qui l’a obtenu !



