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  • Analyse scientifique d’Equidéos Huile de lin

    Analyse scientifique d’Equidéos Huile de lin

    Ce produit contient de l’huile de lin pure. Après ouverture, le bidon doit idéalement être conservé au réfrigérateur et consommé dans le mois qui suit, pour éviter l’oxydation des acides gras omégas 3 présents.

    Interlude théorique !

    Les acides gras (AG) sont une grande famille de lipides (les molécules grasses) composés d’une « tête » acide et d’une « queue » de carbones, plus ou moins longue selon l’AG. Ils sont divisés en AG saturés (une ligne « simple » de carbones) ou en AG insaturés (une ligne « complexe » de carbone, provoquée par les insaturations qui sont des double-liaisons entre deux carbones).

    D’un point de vue nutritionnel, les AG insaturés (souvent appelés AG Ω suivi d’un chiffre) sont considérés comme meilleurs pour la santé que les AG saturés. Les Ω3 et les Ω6 sont impliqués dans la santé cardiovasculaire et sont bénéfiques s’ils font partie de l’alimentation à un ratio Ω6/Ω3 de 5/1 chez l’humain de 70 kg – les doses recommandées journalières pour avoir un effet protecteur sont de 10 g et 2 g/jour respectivement.

    Acide stéarique (AG saturé)

    Acide oléique (AG mono-insaturé, ou MUFA en anglais, Ω9)

    Acide linoléique (AG poly-insaturé ou PUFA en anglais, Ω6)

    Acide linolénique (PUFA Ω3)

    L’acide linoléique (Ω6) est un précurseur de l’acide arachidonique, et l’acide linolénique (ALA, Ω3) est lui un précurseur de l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et de l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ces AG aux noms barbares sont eux-mêmes précurseurs des eicosanoïdes, des molécules essentielles au bon fonctionnement du corps et impliqués dans les processus inflammatoires. C’est pour cette raison que les AG insaturés sont régulièrement étudiés dans les maladies chroniques impliquant ces processus inflammatoires.

    L’huile de lin contient environ 56 % d’oméga 3 (ALA uniquement), 15,5 % d’oméga 6 et 18 % d’oméga 9. C’est une bonne source d’omégas 3 et 6 pour l’alimentation, car le ratio oméga 6 / oméga 3 est franchement bénéfique (1 / 3,6).

    Cependant, son activité anti-inflammatoire est limitée en l’absence des omégas 3 EPA et DHA.

  • Analyse du Shampoing Morgan Répulsif pour chiens et chats

    Analyse du Shampoing Morgan Répulsif pour chiens et chats

    Avez-vous déjà pris le temps de regarder l’étiquette des produits de soin que vous achetez ?

    Les allégations des shampooings, crèmes, et autres produits appliqués à nos animaux sont parfois nombreuses… Et très généreuses. Sauf qu’aucune réglementation spécifique ne les cible : (presque) tout est donc permis !

    Pour ce deuxième épisode, j’ai pris un produit vendu comme « shampooing anti-puces et tiques » pour chiens et chats, j’ai à nouveau « disséqué » sa composition (en tout cas, les composés mentionnés dans la documentation disponible) et j’ai regardé les données scientifiques derrière les ingrédients…

    Spoiler : c’est pas glorieux, encore une fois. Il ne faut pas s’attendre à un effet sur les puces et tiques, alors que certains composés présents ont une toxicité non-négligeable.

    La réglementation

    Eh bien, pas grand-chose !

    Les produits de soin pour animaux ne subissent aucune obligation réglementaire spécifique. Ils n’ont donc pas besoin de déposer un dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comme un médicament, ni même d’utiliser uniquement les ingrédients ou les allégations autorisés comme les aliments complémentaires.

    Comme pour tout produit commercialisé sur le territoire européen, les produits de soin pour animaux doivent répondre au règlement sur la sécurité générale des produits, au règlement REACH, ainsi qu’au règlement CLP.

    Qu’est-ce que cela signifie pour les produits de soin pour animaux ?

    Le fabricant doit utiliser des composés déjà connus de l’agence chimique européenne (ECHA), ou bien déposer un dossier complet sur la sécurité des composés inconnus.

    Le fabricant doit évaluer les risques associés à son produit, les recenser dans une Fiche de Données de Sécurité (FDS ou SDS en anglais), et les inscrire sur l’étiquetage le cas échéant. Si le danger est important, une notice d’utilisation doit spécifier les règles de bonne utilisation pour limiter les risques.

    Le fabricant doit pouvoir attester de l’absence de danger lié à l’utilisation normale du produit.

    Moment définition !

    Une fiche de sécurité est un document qui recense les dangers d’un produit chimique ou d’un mélange commercialisé en Europe. Sa rédaction est encadrée par le règlement REACH.

    Elle est obligatoire pour toutes les substances et les mélanges qui peuvent poser un risque pour la santé humaine ou environnementale, ainsi que pour certains produits particuliers comme les aérosols.

    Elle n’est pas obligatoire pour les produits couverts par une réglementation plus restrictive, comme les médicaments, l’alimentation animale (complète ou complémentaire) et d’autres secteurs liés à la santé humaine.

    Elle doit être obligatoirement fournie par le fabricant pour les produits dangereux ou classés dans certaines catégories toxicologiques. Elle peut être fournie sur demande pour les autres produits commercialisés et pour les produits destinés au grand public.

    Une FDS est découpée en plusieurs sections :

    1. la description du produit,
    2. les dangers identifiés et les informations obligatoires à mettre sur l’étiquetage,
    3. les composés dangereux (les composés non dangereux ne sont pas obligatoirement mentionnés),
    4. et diverses informations sur le produit (section 4 à 16).

    Et en pratique, pour notre shampooing ?

    Dans le magasin où je l’ai vu, aucun affichage spécifique (en dehors du prix) n’était présent. L’étiquette ne mentionne rien de particulier. Vous pensez donc que le produit est sans risque et qu’on peut l’acheter sereinement ?

    Sauf que les fabricants ne respectent pas toujours la réglementation… Sur certains sites internet où il est vendu, un lien vers sa FDS était disponible.

    NB : Le site du fabricant ne proposait même pas ce document, c’est sur le site d’un revendeur que j’ai pu le trouver…

    Cette FDS indiquait plusieurs risques, dont deux principaux :

    • « Provoque une sévère irritation des yeux. » 
      Cette phrase implique que le shampoing contient au moins un composé à une dose suffisante pour irriter les yeux sévèrement en cas de contact.
      Pour un shampoing susceptible de couler un peu dans les yeux, et alors qu’on sait aujourd’hui faire des produits moins irritants, c’est dommage…
    • « Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. »
      Cette phrase implique que le shampoing est toxique pour les organismes aquatiques (ce qui inclue des bactéries, des algues, des animaux, des plantes… qui vivent dans l’eau). Pour un shampoing destiné à partir dans les eaux usées, c’est dommage…

    Le risque d’irritation des yeux est tellement important que l’étiquette du shampoing est censée afficher le pictogramme de danger qui correspond. Sauf qu’il est totalement absent de l’emballage !

    Avis Morgan shampooing répulsif

    Le pictogramme « j’altère la santé » (un point d’exclamation dans un carré rouge) et la mention « Provoque une sévère irritation des yeux » sont absents de l’étiquette.

    Si, comme moi, vous avez ce shampoing à la maison, pas de panique pour autant ! La présence de ce pictogramme ne veut pas nécessairement dire que le produit est toxique et bon pour la poubelle… Mais qu’il doit être utilisé en prenant certaines précautions, mentionnées dans la FDS (ce document nous dit tout !) :

    • Tenir hors de portée des enfants.
    • En cas de contact avec les yeux : Rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.

    Si l’irritation oculaire persiste : consulter un médecin.

    En cas de consultation d’un médecin, garder à disposition le récipient ou l’étiquette.

    Par ailleurs, concernant le risque pour la santé environnementale, les précautions suivantes sont mentionnées :

    • Éviter le rejet dans l’environnement.
    • Éliminer le contenu / récipient conformément à la réglementation locale / régionale / nationale / internationale.

    NB : Vous remarquerez que toutes ces phrases sont très orientées : les risques humains et environnementaux sont pris en compte… Mais pas les risques pour animaux. Trois raisons à cela :

    1. Les animaux sont un peu « oubliés » dans les règlementations générales, il n’y a pas d’obligation de vérifier la sécurité d’un produit pour les animaux domestiques par exemple, même s’ils sont susceptibles d’être au contact (hors réglementation spécifique, selon le produit).
    2. On considère un peu que si ce n’est pas dangereux pour un humain, ça ne le sera pas pour un animal.
    3. Comme les études réglementaires sont faites sur des petits animaux ou des cellules issues de ces animaux, on imagine que ça couvre tous les animaux.

    Mais ces deux derniers points sont souvent faux ! Chaque animal a ses spécificités, et cela devrait être pris en compte au même titre que les risques environnementaux. C’est un des chevaux de bataille d’Equi’Sciences : inciter les fabricants à mieux évaluer la sécurité des produits au contact des animaux domestiqués.

    Les composés considérés comme antiparasitaires

    Commençons déjà par dire que la liste des composés sur l’étiquette est… Courte. Et celle indiquée dans la FDS ne nous aide pas forcément beaucoup plus. Au vu de la marque et de l’utilisation des différents ingrédients, j’en ai ciblé deux qui me paraissaient les plus pertinents pour une activité antiparasitaire.

    Seulement ces ingrédients sont très flous.

    On ne nous dit pas quelle espèce végétale précise (orange douce ou orange amère, pamplemousse ou pomelo ?), quelle partie de la plante (peau, fleur, zeste…), quel type d’extrait (alcoolique, huile essentielle…)

    Si vous avez lu le premier épisode de cette série, vous savez pourquoi il est essentiel d’indiquer le chémotype d’un ingrédient naturel quand on veut lui attribuer des propriétés thérapeutiques. Mais parce qu’il faut bien analyser cette étiquette, je vais considérer qu’on parle d’un extrait d’orange douce (Citrus sinensis) et d’un extrait de pomelo (Citrus paradisi, mentionné dans la FDS).

    Quelques informations sur les agrumes…

    Le genre Citrus regroupe des arbres cultivés pour leurs fruits comestibles, qu’on appelle les agrumes : oranges, citrons, mandarines, pomelos, pamplemousses, cédrat, limes, combavas…

    Tous les agrumes sont considérés comme phototoxiques par contact : si on applique de l’huile essentielle d’orange douce ou de pomelo sur sa peau, puis qu’on s’expose au soleil, on risque le coup de soleil, voire la brûlure !
    Mis dans un produit comme un shampoing, ce risque de brûlure au soleil dépendra des propriétés physico-chimiques du mélange : plus il passera la barrière de la peau, plus il sera dangereux. Notre shampoing n’est pas très concerné : il n’est pas susceptible de passer la barrière de la peau.

    Tous les Citrus contiennent aussi des molécules appelées flavonoïdes et qui sont utilisées pour soulager les jambes lourdes ou les hémorroïdes (à haute dose). Cependant, leur efficacité très modeste les fait progressivement disparaître de nos pharmacies.

    Extrait d’orange

    Les extraits de feuille et de fleur d’orange douce sont traditionnellement utilisés pour aider au sommeil des enfants. Ce sont les « recettes de grand-mère » pour dormir à base… d’eau de fleur d’oranger !

    NB : L’eau de fleur d’oranger du commerce vient du bigaradier, ou orange amère (Citrus aurantium aurantium). Mais sa composition chimique est tellement similaire à celle de l’eau de fleur d’oranger provenant d’oranger doux (Citrus sinensis ou Citrus aurantium dulcis), qu’on considère que les propriétés de l’une sont valables pour l’autre.

    Ce qui n’est pas vrai pour leurs huiles essentielles !

    Le zeste d’orange douce est traditionnellement utilisé pour les bleus et les pétéchies : deux situations où les capillaires, ces tous petits vaisseaux sanguins qui relient artères et veines, « cassent » en libérant des petites quantités de sang sous la peau. Ce sont les flavonoïdes de l’orange douce qui auraient une action protectrice sur les capillaires.

    L’huile essentielle d’orange douce est issue du zeste qu’on a écrasé. Elle contient majoritairement du limonène (à plus de 90%). Elle est utilisée en agriculture contre les parasites des végétaux (oïdiums, aleurodes, cicadelles…).

    En dehors de ces parasites, l’orange douce a été testée sur plusieurs tiques :

    • l’huile essentielle d’orange douce (C. sinensis balady) a montré un effet toxique sur des œufs de tique du chameau (Hyalomma dromedarii). Cependant, cet effet était significatif sur les œufs « jeunes » et à des concentrations élevées en huile essentielle.
    • des extraits de plusieurs plantes mexicaines, dont l’orange douce, ont été évalués pour leur toxicité sur la tique créole (Rhipicephalus microplus). Le limonène serait responsable de son activité acaricide : seulement, l’étude n’a montré une efficacité qu’à haute dose, incompatible avec un usage clinique.
      Par contre, un extrait d’orange douce a permis à un extrait de litchi (Lichi chinensis) d’être plus efficace contre la tique créole.

    Cependant, aucune étude sur des extraits d’orange douce et les puces du chien et du chat n’ont pu être trouvées pour cette analyse. Ainsi, on voit qu’accorder une activité contre les puces et tiques du chien et du chat à cet extrait d’orange douce est probablement excessif.

    Extrait de pamplemousse

    Le fruit qu’on appelle couramment pamplemousse (Citrus paradisi, peau jaune et chair rouge) est en fait un hybride entre le pamplemoussier (Citrus maxima, peau verte et chair jaune-verte) et l’orange douce (Citrus sinensis, elle-même hybride entre le pamplemoussier et le mandarinier Citrus reticulata).

    En français, pamplemousse désigne donc à la fois le fruit de Citrus maxima et le fruit de Citrus paradisi ! Mais le pamplemousse servi dans les cantines scolaires, et celui présent dans ce shampoing est bien le fruit de Citrus paradisi (confirmé par les informations de la FDS, qui indique qu’il est présent à moins de 1 %).

    L’huile essentielle de pamplemousse est issue du zeste qu’on a écrasé. Elle contient majoritairement du limonène (à plus de 90%), et un peu de nootkatone (voir plus bas) à hauteur de 0,15 – 0,30 %… Vraiment très peu donc.

    Une étude a comparé l’activité anti-puces du chat (Ctenocephalides felis felis) de 4 huiles essentielles, dont celle du pamplemousse. Cette dernière a montré l’efficacité la plus faible : 25 % de mortalité sur les œufs et les larves, 0 % de mortalité sur les pupes et les adultes, aux plus hautes doses testées. Quant à son effet répulsif, il est également très modéré : moins de 60 % dans l’heure suivant l’application, 30 % après 48 h.

    Il est important de noter que ces données ont été obtenues à la dose maximale de 2 mg/cm², ce qui représente 6 mL d’huile essentielle pour un chat entier : ce n’est donc pas réaliste dans la vie réelle.

    Des extraits de plusieurs plantes mexicaines, dont le pamplemousse, ont été évalués pour leur toxicité sur la tique créole (Rhipicephalus microplus). Le limonène serait responsable de son activité acaricide : seulement, l’étude n’a montré une efficacité qu’à haute dose, incompatible avec un usage clinique.

    Molécules spécifiques contenues dans les huiles essentielles de pamplemousse et d’orange douce

    Les huiles essentielles de pamplemousse et d’orange douce contiennent du limonène (à plus de 90 %), et le pamplemousse de la nootkatone, deux molécules étudiées pour leurs propriétés antiparasitaires.

    Le limonène s’est montré toxique sur les puces adultesdu chat et du chien (Ctenocephalides feli) par contact direct ou par inhalation des vapeurs. La dose efficace était d’environ 200 µg/cm² (donc 10 fois moins que par l’huile essentielle en contact direct), cependant elle n’est pas aussi efficace sur les autres stades de vie (œufs, larves, pupes).

    Cette étude a été réalisée in vitro donc elle n’est toujours pas transposable immédiatement en clinique, même si elle est prometteuse. Seul défaut : elle date de 1986 et aucune étude in vivo n’a permis de montrer une efficacité utilisable dans notre pratique quotidienne…

    La nootkatone a été testée sur 4 espèces de tiques différentes : Amblyomma americanum L., Dermacentor variabilis (Say), Ixodes scapularis Say, and Rhipicephalus sanguineus Latreille. La nootkatone était toxique à des niveaux significativement différents pour les nymphes des tiques, mais toujours à des concentrations assez faibles.

    Cependant, il est important de noter que la nootkatone est présente à des niveaux très faibles dans l’huile essentielle de pamplemousse : son usage clinique impose donc soit d’isoler la nootkatone pour l’utiliser seule, soit d’utiliser de très grosses quantités d’huile essentielle…

    Heureusement, la nootkatone peut également être produite (par synthèse ou par métabolisme de levures) à partir d’un précurseur disponible dans l’orange douce, ce qui permet de répondre aux besoins de l’industrie. En effet, des produits à base de nootkatone sont commercialisés contre les parasites externes : une bonne alternative à l’huile essentielle si vous cherchez un produit naturel et efficace !

    Les autres composés mentionnés

    Dans la FDS de ce shampoing, des composés dangereux sont listés, ce qui permet de préciser la composition vague inscrite sur l’étiquette. Regardons si ces composés ont un impact sur l’efficacité de ce produit.

    Lauryl éther sulfate de sodium

    Le lauryl éther sulfate de sodium est une molécule amphiphile avec une tête contenant un atome de soufre et plusieurs atomes d’oxygène, et une queue composée d’atomes de carbone.

    C’est en fait un ensemble de molécules qui ont la même structure, mais dont la longueur de la queue change. Cette « famille » peut être produite industriellement (et de manière très peu coûteuse), ou extraite d’huile de coco ou de palmiste.

    Elle est utilisée notamment dans les gels douche et shampooings pour ses propriétés détergentes, mais aussi comme tensioactif moussant.

    Cette famille de composés est biodégradable et n’est pas susceptible de provoquer une toxicité environnementale, par contre elle provoque des irritations cutanées et oculaires chez l’animal, comme de nombreux autres détergents.

    Le lauryl éther sulfate de sodium n’a donc aucun impact sur le parasitisme du chien ou du chat. Dans ce shampooing, il est présent à moins de 10 %, ce qui limite son risque d’irritation de l’animal : il est considéré comme irritant simple, et non comme corrosif pour les yeux.

    Chlorure d’ammonium

    Le chlorure d’ammonium est un sel composé d’un atome d’azote et d’un atome de chlore. Il est utilisé comme épaississant dans les shampooings, pour stabiliser sa texture.

    Le chlorure d’ammonium est classifié comme toxique à haute dose en cas d’ingestion, et comme irritant pour les yeux. De ces deux risques, seule l’irritation oculaire est pertinente dans le cas de notre shampooing : nous n’avons pas prévu de nourrir notre animal avec !

    Une fois évacué dans l’eau de la douche, le chlorure d’ammonium est transformé en nitrite puis nitrate lors du traitement de l’eau, pour que l’azote ne soit plus toxique et qu’il devienne disponible pour les êtres vivants.

    Le chlorure d’ammonium n’a pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’aura aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans ce shampooing, il est présent à moins de 2,5 %, ce qui limite son risque d’irritation de l’animal.

    Alkylamide propryl bétaine

    C’est une famille de composés sur laquelle il y a peu de données : issue de la pétrochimie, elle peut utiliser des huiles végétales comme l’huile de coco pour se donner « bonne figure ». Pourtant, pour une tonne d’alkylamide propyl bétaïne fabriquée, 2,46 tonnes de CO2 sont consommées…

    Elle est utilisée comme tensioactif, comme le lauryl éther sulfate, avec une tête qui aime l’eau, et une longue queue qui fuit l’eau. Mais contrairement à lui, elle est peu moussante et peu lavante.

    Elle est considérée toxique à long terme pour les animaux aquatiques, et corrosive pour les yeux (si elle est présente à plus de 10 %) ou simplement irritante (si elle est présente à plus de 4 %). Chez l’humain, elle peut présenter un risque allergique de contact dans une petite partie de la population.

    L’alkylamide propyl bétaïne n’a pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’aura aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans notre shampooing, où elle est présente à moins de 2,5 %, il n’est pas prévu qu’elle pose un risque pour les yeux de votre animal.

    Produits de la réaction entre des dérivés de l’1H‐imidazole‐1‐éthanol, 4,5‐dihydro‐,2‐(C7‐C17 impairs, C17‐alkyl insaturés), de l’hydroxyde de sodium et de l’acide chloroacétique

    C’est un ensemble de composés disparates aux propriétés tensioactives, et comme la famille des alkylamide propyl bétaïne, ils sont peu moussants et peu lavants.

    Ils sont biodégradables et peu toxiques, mais ils peuvent irriter les yeux, comme ses congénères.

    Très peu d’informations sont disponibles dessus. Ils font partie de la grande famille des amphoacétates, qui a fait l’objet d’une évaluation plus rigoureuse. Celle-ci a conclu que leur utilisation dans des cosmétiques, aux usages habituels, ne présentaient pas de risque pour la santé, en dehors du risque d’irritation oculaire pour certaines molécules.

    Les amphoacétates n’ont pas montré d’efficacité contre les puces et tiques, et n’auront aucun impact sur le parasitisme de votre animal. Dans notre shampooing, où ils sont présents à moins de 2,5 %, ce sont eux qui imposent l’étiquetage du risque d’irritation oculaire.

    Conclusion

    Entre les écarts à la (maigre) réglementation, et l’allégation d’efficacité alors que rien ne permet de la soutenir, pas grand-chose ne va dans ce produit… C’est un shampooing, et c’est bien tout ce qu’on peut en tirer ! A-t-on vraiment besoin de croire qu’il va faire fuir les parasites pour qu’il se vende… ?

    Ce shampooing provient de ma propre salle de bain : c’est bien la preuve qu’on ne peut pas être constamment vigilant et tout surveiller ! On est dépendant de ce que le fabricant accepte d’afficher comme informations, et à moins d’avoir un temps infini pour faire les vérifications que je viens de faire, on est obligé de faire confiance…

    C’est pour ça qu’avec Equi’Sciences, j’ai créé un label qui prouve la sécurité ou l’efficacité d’un produit pour animaux. Si on ne peut pas faire confiance aux fabricants, on peut leur imposer d’être évalués par un organisme indépendant compétent, comme Equi’Sciences !

    Un seul label Efficacité a été délivré à l’heure actuelle… Et c’est ce petit logo qui vous permet de savoir qui l’a obtenu !

  • Ulcère cheval : comprendre et traiter

    Ulcère cheval : comprendre et traiter

    L’ulcère gastrique équin

    L’ulcère gastrique est une maladie extrêmement courante chez les chevaux : en moyenne 60% des chevaux sont concernés (> 90% chez les chevaux de sport et de course, >30% chez les chevaux d’élevage, >60% chez les chevaux de loisir, >60% chez les chevaux féraux).

    On distingue deux types d’ulcères, en fonction de leur localisation : l’ulcère squameux (très fréquent, 50 à 100% des chevaux atteints) et l’ulcère glandulaire (moins fréquent, 3 à 65% des chevaux atteints).

    L’estomac du cheval est placé sur un axe vertical : la portion glandulaire, qui produit l’acide gastrique, est épaisse et très protégée de l’acidité, tandis que la portion squameuse est plus fine et plus fragile face à l’acidité du contenu gastrique.

    Le cheval produit de l’acide chlorhydrique en continu dans l’estomac, mais il ne produit de la salive (basique, qui tamponne ou compense l’acidité) que quand il mastique. On comprend donc qu’il est facile de perturber l’équilibre physiologique et de provoquer l’apparition d’ulcères chez les équidés…

    En théorie, le contenu gastrique est censé rester dans le fond de l’estomac et l’acidité est tamponnée par la protection des glandes de la partie glandulaire, la salivation et le bol alimentaire.

    En pratique, et chez les chevaux domestiques comme chez les chevaux féraux, il arrive que le contenu gastrique soit plus acide que prévu et/ou remonte le long des parois (quand le cheval galope, saute, fait un écart, se cabre…) et que l’acidité attaque alors la muqueuse squameuse. Cela crée une plaie, un trou dans la muqueuse : un ulcère squameux.

    En théorie, le fond de l’estomac est très protégé contre l’acidité : la muqueuse glandulaire est épaisse et endurcie par de la kératine, elle produit aussi du mucus et des bicarbonates (molécules basiques) qui vont tamponner l’acidité du contenu gastrique.

    En pratique, une diminution de la production de mucus et de bicarbonates, l’absence prolongée de salive et de fourrage, l’augmentation de l’acidité par d’autres facteurs… peuvent entraîner une fragilité de la muqueuse glandulaire, malgré toutes ces barrières. Quand l’acidité gastrique est plus forte que les tampons, un trou peut se créer dans la muqueuse et cela donne un ulcère glandulaire.

    Contrairement à ce qui est couramment dit, les anti-inflammatoires utilisés aux doses cliniques ne favorisent pas l’apparition d’ulcère : c’est leur surdosage ou leur administration sur un cheval en jeun, qui peuvent provoquer un ulcère glandulaire chez le cheval.

    Il est difficile de diagnostiquer un ulcère gastrique sans utiliser un endoscope (caméra qui rentre par la bouche et descend dans l’estomac). Les signes cliniques sont non-spécifiques et l’aide d’un vétérinaire est souvent nécessaire pour poser un diagnostic fiable et choisir une stratégie thérapeutique (différente selon le type d’ulcère).

    Cependant, on peut soupçonner un ulcère si le cheval a un mauvais état général (amaigrissement, mauvais poil, pas de muscles), une baisse d’appétit ou des marqueurs de douleur lors de la ration de concentré, des coliques à répétition, des comportements de douleur (agressivité, hypervigilance entre autres)…

    Le premier traitement des ulcères est environnemental et préventif, afin de limiter leur apparition (ou réapparition).

    Pour l’ulcère squameux, voici les points de vigilance :

    • Fourrage : pas de période de jeûne prolongé, ne jamais un laisser un cheval sans fourrage plus de 4h ; si le fourrage est rationné le distribuer par intervalles de 6h au plus ; ne jamais donner que de la paille (pas plus de 50% de la ration de fourrage) ;
    • Ration : pas plus de 2 g/kg/jour d’amidon (et 1 g/kg/ration), soit maximum 1 kg/jour d’amidon pour un cheval de 500 kg ; pas d’orge dans la ration ;
    • Accès illimité à de l’eau ; ne pas utiliser d’électrolytes en seringue ;
    • Exercice : un exercice intensif est associé à l’apparition d’ulcères, en particulier si aucun fourrage n’est donné 30 minutes avant ;
    • Transport : un transport de plus de 4h augmente significativement les risques d’ulcère, et il est recommandé de donner du fourrage avant les transports courts, comme pour l’exercice ;
    • Vie au box : la vie au box est associée aux ulcères, notamment par la corrélation avec le rationnement des fourrages (pouvant entraîner un jeun régulier) et l’exercice intensif (chevaux de sport) ;
    • Le stress et les comportements sont associés aux ulcères, probablement par la corrélation avec les autres facteurs mentionnés ci-dessus.

    Pour les ulcères glandulaires, tous les points ci-dessus doivent être pris en compte, avec en plus :

    • La luzerne hachée peut irriter la paroi glandulaire (contrairement aux granulés de luzerne qui participe à tamponner l’acidité) ;
    • La vie solitaire (contact sociaux au fil uniquement) augmente les risques d’ulcères ;
    • L’exercice, quelles que soient son intensité et sa durée, plus de 4 jours par semaine, favorise l’apparition d’ulcères glandulaires (x10) ;
    • La méthode d’entraînement sportive peut avoir un impact sur les ulcères (peu de précisions disponibles, c’est peut-être corrélé à d’autres facteurs comme le mode d’hébergement et l’alimentation) ;
    • Multiplier les cavaliers (plus de 3) augmente les risques d’ulcères glandulaires.

    Ainsi, pour un cheval sportif, même à un niveau loisir, il est essentiel d’assurer un mode d’hébergement et une alimentation adaptée, en plus d’adopter quelques gestes préventifs comme donner une ration de fourrage ou de granulés de luzerne 30 min avant une séance de travail.

    Il est intéressant de noter que les chevaux ayant du sable dans le côlon ou ayant fait une colique de sable dans le passé sont moins susceptibles d’avoir un ulcère squameux… Un mal pour un bien !

    En cas d’ulcère avéré, un traitement médicamenteux peut être proposé :

    • L’oméprazole est un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) : il diminue la production d’acidité dans l’estomac et augmente le pH du contenu gastrique pour permettre aux muqueuses de cicatriser. L’oméprazole est plus efficace quand il est donné à jeun, mais il ne faut jamais dépasser 4h de jeûne chez le cheval, donc c’est un jeu d’équilibriste pour pouvoir choisir le bon moment… L’oméprazole est indiqué dans tous les ulcères, c’est le traitement de première intention. Il peut aussi être utilisé en dose unique en prévention, avant un long transport ou un jeûne chirurgical par ex.
      L’oméprazole ne doit pas être utilisé en continu : le risque de fracture osseuse et de diarrhées est augmenté, en plus d’augmenter le risque de colique en cas de co-administration avec d’autres médicaments.
      Il existe plein d’IPP chez l’humain, mais seul l’oméprazole est autorisé chez les chevaux en France. Une ordonnance est nécessaire pour obtenir de l’oméprazole en quantités suffisantes pour le traitement d’un ulcère.
    • En cas d’inefficacité de l’oméprazole, on peut utiliser d’autres molécules qui vont diminuer la production d’acide gastrique (anti-H2 comme la ranitidine) ou qui vont tamponner l’acidité existante (anti-acides comme les sels d’aluminium, connu sous le nom Phosphaluvet). Leur efficacité est globalement inférieure à l’oméprazole.
    • Le sucralfate est indiqué en association avec de l’oméprazole en cas d’ulcère glandulaire : il a un effet barrière sur la muqueuse glandulaire et aide à la cicatrisation.
      Le sucralfate est disponible sans ordonnance en pharmacie. Cependant, il est souvent manquant, car la production du médicament ne permet pas de combler tous les besoins.
    • Le misoprostol permet d’augmenter la production de bicarbonates et donc d’aider à la cicatrisation des ulcères glandulaires. Cependant, c’est un médicament abortif et qui peut provoquer des gênes digestives : ce n’est donc pas un médicament de première intention.

    Dans tous les cas, à l’arrêt du traitement, un rebond de l’acidité gastrique peut être observé pendant 48h. Ainsi, dans les deux jours suivant la fin du protocole, il est essentiel que toutes les mesures préventives non-médicamenteuses soient correctement appliquées, avec un fourrage à volonté, pas d’exercice intense, pas de transport. Autrement, les ulcères peuvent revenir à leur niveau d’avant traitement en seulement 3 jours… Et il faudra tout recommencer.

    Les compléments alimentaires ne doivent pas être utilisés en traitement lors d’ulcères avancés, car leur efficacité est limitée ou non prouvée et leurs effets négatifs non recensés. En dehors de certaines exceptions très limitées, il est préférable de les introduire en prévention si on le souhaite, en plus des facteurs environnementaux évoqués plus haut.

    Les compléments reconnus en prévention chez le cheval sont (par ordre de sérieux des preuves) :

    • l’huile végétale riche en omégas 3 (de préférence EPA/DHA, sinon ALA, bon niveau de preuve surtout pour diminuer l’amidon d’une ration très calorique),
    • le complexe pectine-lécithine qu’on retrouve dans la pulpe de betterave (bon niveau de preuve),
    • la levure Saccharomyces cerevisae quand on donne une ration riche en amidon (moyen niveau de preuve),
    • la réglisse à hautes doses (17,6 mg/kg/jour, faible niveau de preuve),
    • du soja fermenté puis pasteurisé, ou un extrait de riz fermenté (faible niveau de preuve),
    • de l’Aloe vera à hautes doses (17,6 mg/kg/jour, faible niveau de preuve),
    • de l’argousier à hautes doses pour les ulcères glandulaires (faible niveau de preuve).

    Globalement, tous les compléments recensés ne peuvent pas compenser des conditions environnementales délétères : cela doit donc rester le premier et le principal lever d’action.

    Il est important de noter que malgré les progrès récents, la recherche continue de se pencher sur les mécanismes, les causes et les traitements des ulcères gastriques chez le cheval. Les données présentées ci-dessus sont amenées à être révisées en cas d’avancées significatives des connaissances, notamment sur les compléments.

  • Avis scientifique Balto Articulations : efficacité et alternatives pour l’arthrose du chien

    Avis scientifique Balto Articulations : efficacité et alternatives pour l’arthrose du chien

    Balto Articulations est un aliment complémentaire pour chien, aux prétentions thérapeutiques généreuses : « une diminution des gênes articulaires, une meilleure mobilité », « des articulations plus souples, un meilleur confort, une démarche plus fluide », « changer la vie des chiens »…

    Sa composition est la suivante :

    IngrédientDose dans BaltoValidation scientifique pour le confort articulaire ?Dose validée scientifiquement
    Glucosamine HCl900 mgNon/
    MSM900 mgNon/
    Poudre de graines de chanvre450 mgEfficacité faible comme anti-douleur> 0,5 mg/kg (soit à partir de 10 mg pour un chien de 20 kg)
    Huile de graines de chanvre450 mgEfficacité faible comme anti-douleur
    Collagène270 mgEfficacité faible comme anti-douleur40 mg
    Chondroïtine270 mgNon/
    Moule verte de Nouvelle-Zélande270 mgEfficacité comme anti-douleur (grâce à ses omégas 3)450 mg pour un chien de moins de 25 kg
    Boswellia225 mgPas de données individuelles, les données en association ne montre pas une efficacité particulière/
    Curcuma180 mgNon (pourrait avoir une efficacité en association, mais il n’y a pas d’étude qui le démontre)/
    Vitamine C135 mgNon (efficacité théorique sur la base de son caractère antioxydant)/
    Acide hyaluronique45 mgNon/
    Vitamine E36 mgEfficacité faible comme anti-inflammatoire400 UI (environ 360 mg)
    Extrait de poivre noir1,5 mgNon (pourrait avoir une efficacité en association, mais il n’y a pas d’étude qui le démontre)/

    Cependant, la littérature scientifique est très claire : le complément le plus efficace (et de loin) sur la douleur et la mobilité, ce sont les omégas 3 (EPA et DHA en particulier), les grands absents du Balto Articulations…

    D’un point de vue du budget, les omégas 3 ont un meilleur ratio efficacité/prix (15,50 €/mois chez Buxtrade).

    Leur plus gros défaut est l’impact écologique de leur production (nécessite la surpêche de poissons gras pour répondre à la demande mondiale). La moule verte pourrait être une alternative plus facile à cultiver, mais son efficacité précise n’est pas encore déterminée (profil d’omégas 3 différent de ce qui est connu comme efficace).

    En cas d’achat de produits à base d’omégas 3, il faut garder à l’esprit les points suivants :

    • Vérifier la présence d’anti-oxydants en quantité suffisante dans la ration (vitamine E la plus efficace, vitamine C sinon)
    • Privilégier les formes en capsules, car l’huile s’oxyde très rapidement au contact de l’air. Si les capsules ne sont pas avalées spontanément par l’animal, elles se dissolvent généralement à l’eau chaude et peuvent être mélangées à la ration.
    • En cas d’achat d’huile riche en omégas 3 en bidon, privilégier les contenants opaques, à conserver au réfrigérateur après ouverture et à consommer rapidement, en raison de son oxydation rapide. Un bidon ne devrait jamais durer plus d’un mois.

    De nombreux fournisseurs proposent des capsules d’omégas 3, à des qualités et prix très variables. Il est important de vérifier la dose d’EPA et DHA : l’apport journalier via l’alimentation (tout compris) doit être entre 2 et 5 g/jour pour un chien de 20 kg, selon l’efficacité recherchée. Faire un tableau similaire au tableau suivant peut aider à s’y retrouver.

    AlimentQuantité par kg en EPA/DHAQuantité quotidienne d’aliment donnée à l’animalQuantité quotidienne d’EPA/DHA donnée à l’animal
    Croquettes1,8 g100 g180 mg
    Pâtée0,4 g300 g120 mg
    Quantité d’EPA/DHA dans l’alimentation de base :300 mg
    Capsules d’omégas 3300 g15 g4,5 g
    Quantité d’EPA/DHA totale par jour :4.8 g

    Autrement, certains compléments ont été testés efficaces, avec une formulation combinée Collagène – Omégas 3. C’est le cas du Flexadin Advanced Original de Vetoquinol, qui a fait l’objet de nombreuses études le plaçant comme aussi efficace qu’un traitement médicamenteux anti-inflammatoire.

    Une évaluation de la facilité d’approvisionnement, des tarifs proposés et des facilités de prise par le chien peut orienter vers l’une ou l’autre des solutions.